Covoiturage domicile-travail : allier RSE et sécurité routière

5 octobre 2026

Aujourd’hui, seuls 3% des trajets quotidiens sont effectués en covoiturage. Faire reculer le réflexe « voiture solo » pour aller travailler est devenu un enjeu stratégique et écoresponsable pour les entreprises. C’est un véritable levier d'action pour l’optimisation des mobilités et la durabilité des transports. Comment inciter vos équipes au covoiturage tout en les protégeant des risques routiers ? Mettez le starter dès aujourd'hui, avec l’aide du CIAMT.

Covoiturage : un moteur de responsabilité sociétale pour les entreprises 

En France, le covoiturage pour les trajets domicile-travail gagne du terrain en tant que solution concrète d’optimisation de la mobilité des salariés. Il répond à des enjeux de durabilité des transports à la fois d’ordre écologique, sanitaire, social et économique . 

Cependant, 2 actifs sur 3 prennent encore la voiture seuls pour aller au travail. Le passage au covoiturage suppose un changement d’habitudes bien ancrées : il doit donc être encouragé avec des arguments pragmatiques.

 Un cadre incitatif pour que les voyants du covoiturage "passent au vert"

Pour se développer, le covoiturage bénéficie de l’impulsion du cadre public et réglementaire. 

Le Plan national « covoiturage du quotidien » a ainsi pour ambition de tripler le nombre de trajets quotidiens en covoiturage d’ici 2027, en particulier pour les déplacements domicile-travail. Différentes mesures incitatives et facilitatrices sont proposées pour accompagner les entreprises, notamment pour la mise en œuvre de la Loi d’Orientation sur les Mobilités (LOM) de 2020 . 

En effet, les entreprises de plus de 50 salariés doivent désormais aborder l’amélioration de la mobilité des salariés lors des négociations annuelles. A défaut d’accord, un Plan De Mobilité Entreprise (PDME) peut être élaboré. Le but : améliorer l’organisation des déplacements professionnels, notamment par des alternatives avantageuses à la voiture individuelle comme le covoiturage. Les plus petites entreprises peuvent aussi s’engager de façon volontaire avec un PDME et/ou des actions de sensibilisation au covoiturage et des aides financières comme le forfait mobilité durable (FMD).

Le covoiturage en entreprise, une solution gagnante…

Pour les salariés : 

  • moins de frais : jusqu’à 2000 euros par an avec des trajets quotidiens ; 
  • plus de confort, de lien socioprofessionnel et de convivialité ; 
  • de la simplicité avec des applis spécialisées comme Karos, BlaBlaCar Daily, Mobicoop, Comovee… ;

Pour les employeurs : 

  • moins de coûts de déplacements ; 
  • moins de pollution et d’engorgement des axes autour des sites, moins de places de parking mobilisées ; 
  • plus de qualité de vie au travail et de sentiment d’appartenance des salariés, de cohésion des équipes ;
  • plus d’attractivité et de fidélisation auprès des talents sensibles à la RSE.

Pour la santé de tous et de la planète : moins de bruit, de stress, de pollution et d’émission de gaz à effet de serre dus au trafic routier. Le covoiturage quotidien permettrait d’éviter jusqu’à 4,5 millions de tonnes de CO₂ par an.

Impact du covoiturage sur la conduite : vigilance accrue et points d'attention

Les études montrent qu’avec des passagers, les conducteurs sont plus conscients de la responsabilité de leur conduite. En covoiturage, ils tendent ainsi à :

  • davantage respecter les limitations de vitesse ; 
  • conduire moins agressivement ;
  • moins utiliser leur téléphone portable que les conducteurs seuls . 

De plus, le covoiturage peut lutter contre la fatigue et la somnolence au volant, causes majeures d’accidents de la route. En effet, la présence de passagers facilite l’éveil du conducteur. Le passager à l’avant peut aussi intervenir si le conducteur ne voit pas un feu, a du mal à se diriger… Enfin, en alternant la place conducteur entre covoitureurs selon les jours, les salariés passagers fatigués peuvent se reposer pendant le trajet .   

D’une manière générale, le covoiturage sécurise les déplacements. Cependant, le conducteur ne doit pas se laisser distraire : il doit éviter les conversations trop animées avec les passagers et laisser à ces derniers les tâches d’utiliser le GPS ou de répondre aux appels téléphoniques. 

Le rôle de l'employeur : organiser, sécuriser et s'appuyer sur le CIAMT

Favoriser le covoiturage en entreprise suppose de co-construire avec les salariés un plan de mobilité déterminant des objectifs et des actions adaptés aux besoins. Parmi les mesures proposées peuvent figurer l’adhésion à une plateforme de covoiturage, une prise en charge des frais des trajets domicile-travail ou encore la réservation de places de parking dédiées aux salariés recourant au covoiturage. Une communication doit être prévue pour sensibiliser les collaborateurs au covoiturage et informer sur les dispositifs prévus. Une charte de covoiturage intégrant des règles de sécurité et de courtoisie peut également être diffusée en interne. 

Pour l’employeur, les responsabilités, obligations et risques liés au covoiturage des salariés sont identiques à ceux de l’utilisation d’un véhicule seul. Les risques routiers liés au covoiturage doivent donc être évalués, consignés dans le document unique d’évaluation des risques de l’entreprise (DUERP) et prévenus. 

Le CIAMT peut vous accompagner dans toutes ces démarches. Il peut par exemple vous proposer un conseil dans l’élaboration du plan de mobilité, une aide pour l’intégration du risque routier dans le DUERP et l’organisation d’ateliers pratiques et interactifs de sécurité routière pour vos salariés. 


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