Movember : cancers masculins, les examens à connaître selon son âge

5 novembre 2026

Les cancers masculins, c’est souvent un sujet délicat pour ces messieurs. Oui, mais le cancer des testicules est le cancer le plus fréquent chez l’homme jeune et 1 homme sur 9 aura un cancer de la prostate, en général après 50 ans . Alors tout au long de leur vie, les hommes devraient prendre soin de leur santé et consulter sans hésitation au moindre doute. Profitons de Movember pour faire le point sur les gestes et examens importants pour le dépistage précoce des cancers masculins selon l’âge.

Cancers masculins : pourquoi y penser, pourquoi en parler ?

Parce qu’ils peuvent concerner des hommes de tout âge 

Chaque année, 60 000 hommes reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate. Ce cancer survient dans la plupart des cas après 50-60 ans, avec un âge médian au diagnostic de 69 ans. Le cancer du testicule est rare, mais affecte tout de même 2 300 à 2 700 hommes par an. Il concerne les jeunes adultes (15 à 49 ans) dans 85 % des cas, avec un âge médian au diagnostic de 35 ans.

Parce que lever le tabou sur les cancers masculins augmente les chances de détection précoce

Selon des études, les hommes consultent moins souvent leur médecin que les femmes. De plus, le cancer reste un sujet tabou pour 49% d’entre eux (contre 41% pour les femmes) et même 80% quand il s’agit de cancer de la prostate ! Le tabou sur les cancers masculins concerne les hommes de tout âge, des jeunes aux seniors.

Les ressentis des hommes vis-à-vis des cancers masculins sont parfois dominés par la pudeur, la peur ou même le déni. Ils peuvent être renforcés par des stéréotypes de perte de virilité ou de faiblesse. De plus, ces cancers sont peu médiatisés et ne bénéficient pas de dépistage organisé . Résultat, leurs risques et leur prévention peuvent être passés sous silence. Et en effet, seuls 31% des 56-75 ans en France déclarent avoir déjà réalisé un dépistage du cancer de la prostate -14% des jeunes pour le cancer du testicule.

Parce que la détection précoce augmente les chances de guérison

Actuellement, la majorité des cancers de la prostate et du testicule sont diagnostiqués alors qu’ils sont encore localisés. À ce stade, les taux de survie atteignent 98% et les traitements permettent de préserver au mieux les fonctions sexuelles et reproductives. Pour certains cancers de la prostate peu agressifs, une surveillance médicale peut même suffire. Cependant, les retards à la consultation persistent, responsables de diagnostics de cancers masculins à un stade avancé. Les traitements sont alors plus lourds et le pronostic, plus incertain . 

C’est là toute la vocation de Movember, une campagne de sensibilisation internationale qui libère la parole sur les cancers masculins. Elle invite les hommes à prendre soin de leur santé et insiste sur l’importance du dépistage précoce.

Quels examens, quels dépistages, à quel âge ?

De 15 à 45 ans : auto-examen régulier des testicules. 

La technique est simple et indolore : pendant ou juste après une douche chaude devant un miroir, observez si la taille, la forme ou la symétrie de vos testicules a évolué (sachant toutefois qu’un testicule légèrement plus gros ou plus bas que l'autre est normal). Faites rouler chaque testicule d’avant en arrière entre le pouce et les autres doigts pour sentir un éventuel durcissement, une « boule » ou une douleur. 

En cas d’anomalie ou de doute, consultez.

À partir de 50 ans - ou 40/45 ans en cas d'antécédents familiaux ou d’origine africaine ou afro-caribéenne :

dépistage du cancer de la prostate, même en l’absence de symptôme particulier comme des troubles urinaires. 

Vous pouvez réaliser ce dépistage si vous le souhaitez et/ou si votre médecin vous le suggère. C’est à vous que revient la décision, en fonction des informations et conseils fournis par votre médecin, notamment sur vos facteurs de risque personnels. Ce dépistage consiste en deux examens généralement associés :

  • un toucher rectal pour examiner la prostate ;
  • un dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) dans le sang .

À tout âge

Ne banalisez pas une gêne au niveau d’un testicule ou une modification de son apparence, des troubles urinaires (difficultés à la miction, envies pressantes…) ou une douleur dans le bas du dos : consultez sans attendre. Ne paniquez pas pour autant : ces symptômes ont le plus souvent une cause sans gravité, mais s’il s’agit d’un cancer, il sera soigné au plus tôt.

Comment le CIAMT peut aider à préserver la santé masculine ?

Vos visites régulières avec le médecin du travail du CIAMT sont des moments privilégiés pour aborder en toute confidentialité votre santé globale, au-delà des risques liés à votre activité professionnelle. Votre médecin du travail peut répondre à vos interrogations sur la prévention des cancers et vous orienter vers des professionnels de santé adaptés à votre cas. 

N’hésitez pas à participer aux actions de sensibilisation aux cancers masculins que le CIAMT peut organiser à l'occasion de Movember en entreprise.


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