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Qualité de l'air

La qualité de l'air, atout majeur pour une bonne santé

Que l’on soit à l’extérieur ou à l’intérieur, respirer un air de qualité est essentiel à notre bonne santé. Or nos voies respiratoires sont mises à rude épreuve. Entre les pollens, les polluants atmosphériques et le virus de la Covid-19, difficile de bien se protéger. Qu’est-ce qui est en jeu et comment faire pour préserver sa santé ? Décryptage et bonnes pratiques.

La qualité de l'air, atout majeur pour une bonne santé

Parler de qualité de l'air, c'est aborder un sujet complexe impliquant un ensemble de phénomènes. On ne le sait pas toujours, mais à l'intérieur des bureaux et des logements, les matériaux de construction, d'ameublement, de décoration ou encore les modes de vie (tabagisme, cuisine, bricolage, présence d'un animal, etc.) jouent directement sur la qualité de l'air. Au sein des entreprises, garantir un air sain aux salariés relève d'ailleurs d'une obligation légale de l'employeur. Dans certains lieux professionnels - ateliers, locaux sanitaires ou à pollution spécifique (lorsqu'un polluant est émis par une activité ou un poste de travail) -, la qualité de l'atmosphère est en effet dégradée et mérite la mise en place de mesures particulières.

À l'extérieur, l'air est altéré notamment par la présence de pollens, qui représentent les principaux facteurs d'allergies respiratoires dont souffrent 25 % des Français. Il subit également la pollution atmosphérique : certaines manifestations naturelles, comme les incendies de forêts, et activités humaines émettent des polluants sous forme de gaz ou de particules. La chaleur, la lumière ou l'humidité les transforment aussi parfois en de nouveaux polluants, dits « secondaires ». Les particules fines sont les plus dangereuses. Invisibles à l'œil nu, elles se déplacent sous l'effet du vent, restent en suspension dans l'air pendant plusieurs jours et sont cancérigènes. Chaque année, en France, 48 000 personnes décèdent prématurément d'une exposition à ces particules.

Tous les organes sont concernés par la pollution de l'air

Les pathologies en lien avec un air de mauvaise qualité sont nombreuses : respiratoires, cardiovasculaires, troubles du système reproducteur, etc. Les maux de tête, les irritations oculaires, la dégradation des défenses de l'organisme, la perturbation du système nerveux et/ou des fonctions rénales, peuvent également être liés à la pollution de l'air.

Si tous les polluants et allergènes ont un impact sur la qualité de l'air, en revanche tous ne produisent pas les mêmes effets sur la santé. Cela dépend de la nature et de la taille du polluant, de la durée d'exposition, mais aussi de l'âge, des habitudes de vie et de l'état de santé des personnes. Sans surprise, les personnes vulnérables sont les plus à risque. Chez elles, un air pollué aggrave en effet les comorbidités et facilite les infections.

Les particules fines, responsables de la propagation de la Covid-19 ?

Dans le passé, des études ont mis en avant un lien entre la concentration élevée de particules fines dans l'air et la gravité des vagues de grippe. Selon plusieurs recherches portant sur des pics locaux de pollution, les particules les plus fines auraient participé aux vagues de contamination de la Covid-19 en servant de moyen de transport au virus (favorisant alors sa propagation), mais aussi en aggravant les infections respiratoires, pulmonaires et cardiovasculaires.

Dans certaines zones du monde, soumises aux inversions thermiques (donc à la transformation de polluants primaires en polluants secondaires) et aux poussières venues du Sahara, les habitants seraient particulièrement exposés. En 2020, la pollution atmosphérique aurait ainsi contribué à 15 % de la mortalité mondiale due à la Covid-19 (27 % en Asie du Sud, 19 % en Europe, 17 % en Amérique du Nord).

Les bons gestes pour améliorer la qualité de l'air

Certains réflexes simples permettent d'améliorer la qualité de l'air : aérer tous les jours, ne pas fumer à l'intérieur, entretenir les systèmes d'aération et de chauffage, vérifier l'isolation et privilégier des modes de déplacement doux (la marche, le vélo, les transports en commun, etc.). Vous pouvez également faire l'acquisition d'un appareil de mesure du dioxyde de carbone (à ne pas confondre avec le monoxyde de carbone !). Accessible dans le commerce, il permet d'évaluer la qualité de l'air ambiant et déclenche une alarme en cas de problème.